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interviewChris Nkuingoua « Dans ma tête, je veux tout écraser avec mes coéquipiers »

Elite Val D'Oise Handball

Chris Nkuingoua « Dans ma tête, je veux tout écraser avec mes coéquipiers »

Tendre, gentil et posé en dehors du gymnase, réfléchi dans ses propos, le portier de l’Elite Val d’Oise Handball, arrivé en 2020 avec un passé mouvant depuis ses débuts à 10 ans à Bondy, est une muraille dans sa cage avec ses 188 cm pour 130 kg. Très ambitieux, Chris n’est pas près de s’arrêter à bientôt 34 ans.

• Elite Val d’Oise Handball : Vous jouez à Cournon d’Auvergne votre 3e match de la saison déjà. Après Annecy et Mulhouse, un adversaire encore différent. Comment analyses-tu ce début compliqué de ton équipe ?

Chris Nkuingoua : « À Annecy, c’était un peu un non match. On avait tous les ingrédients pour les battre. Mais ils nous rattrapent à la fin et s’imposent sur le fil. Un début compliqué, avant un match au goût mitigé contre Mulhouse. Mené à la mi-temps, on revient, on passe devant et ce qui est frustrant, c’est que dans le money time, on s’est montré fragile. Et on est accroché. Si on avait joué Mulhouse comme notre match à Annecy, on aurait perdu cette première de la saison au CSL de Franconville. On est en progression, on monte en puissance. Ça va se voir dans les semaines à venir. »

• EVO : C’est ta 2e saison avec l’Elite. La première a été compliquée à cause de l’arrêt de la saison très tôt en raison de la pandémie. Dans quel état d’esprit as-tu attaqué cette année ?

C.N. : « Dans ma tête, je veux tout écraser avec mes coéquipiers et atteindre les objectifs fixés par le staff et le club. Mais surtout, il faut prendre match après match, comme si on jouait des finales, ne pas penser au reste. Il faut avancer en bossant et tous ensemble. »

• EVO : C’est comme un nouveau départ pour toi ?

C.N. : « Il y a beaucoup plus d’envie que l’an passé de ma part à cause de l’arrêt soudain de la saison. Maintenant, avec la professionnalisation du championnat, on sait qu’elle ira au bout quoi qu’il arrive. C’est une bonne chose pour la concentration et pour les têtes. On a un objectif donné par les dirigeants, on y va ! »

• EVO : Tu fais partie des joueurs les plus expérimentés du collectif. Comment vois-tu ce groupe rajeuni et assez largement renouvelé ?

C.N. : « Ce groupe 2021-2022 comporte des joueurs expérimentés et des jeunes qui ont déjà joué à haut niveau. C’est un bon mixe, très intéressant pour avoir des résultats. On pourrait voir de belles choses si la mayonnaise prend. »

• EVO : Tu as une anecdote sur les jeunes de l’équipe ?

C.N. : « J’ai connu Wilhelm (Clusel) à Angers. C’est avec plaisir que je le retrouve. Il était jeune et s’entraînait avec nous les pros. Il a vieilli et il revient avec de l’expérience et des qualités. Ça me fait plaisir. »

• EVO : Cette année, Martin Oliver, gardien emblématique du club, n’est plus dans le collectif à cause de son travail. Tu formes un duo inédit avec Simon (Dalmont) arrivé à l’intersaison du Paris Sport Club, alors que derrière en N3, des jeunes poussent. Comment vois-tu cette année ? Avec plus de responsabilités et de pression aussi ?

C.N. : « Oui, c’est certain. L’an passé avec Martin, cela se passait très bien. On jouait une mi-temps chacun. On formait un bon binôme. Là, j’ai plus de responsabilités. Ce n’est pas pour me déplaire. Je vais plus pouvoir m’exprimer et avoir un rôle plus important au sein de l’équipe. Je ne suis pas là pour faire du social. J’aime quand je joue le plus possible. Maintenant, Simon, avec qui nous formons un autre bon binôme, montre de belles choses. Durant la saison, il va pouvoir bien s’exprimer. S’il est dans ce projet, ce n’est pas pour rien. »

• EVO : Tu as un CV très long avec beaucoup de clubs depuis tes débuts chez les jeunes, mais aussi une grande expérience en sélection. Raconte-nous ton parcours.

C.N. : « J’ai commencé à Bondy à 10 ans. Ensuite, comme le club était surtout un club féminin de haut niveau, je suis parti à Villepinte, le club du 93 au haut niveau masculin. J’avais 15 ans. Yann Genty était mon entraîneur gardien. A 19-20 ans, je suis parti au Centre de formation du PSG, avant la D2 à Pontault-Combault. J’ai connu ma première année pro là-bas. Ensuite, j’ai connu deux ans avec Vernon, où j’ai explosé en D2. C’est là que l’on a vu mon niveau de jeu et mes qualités. A 25 ans, j’ai voulu sortir de ma zone de confort. Direction la Macédoine. Cela faisait dix ans que le club n’avait plus joué la Coupe d’Europe. On a fini 3e derrière Vardar Skopje et Metalurg Skopje. Je jouais avec Pelister Bitola, désormais appelé RK Eurofarm Pelister, qui joue la Ligue des champions. Puis, je suis venu à Strasbourg en D2 comme joker. Puis un an en N1 avec pour objectif la remontée, mais c’est… Saint-Gratien Sannois qui accède à la Proligue en 2015-2016. J’avais fini meilleur gardien du championnat. Puis, je signe au MHSA Mulhouse, en D2, mais le club a tout de suite déposé le bilan trois mois après mon arrivée. Un an à Angers, trois ans à Vernouillet et me voici avec l’Elite depuis 2020 ! »

• EVO : Tu es aussi un gardien international et ça, tu y tiens aussi !

C.N. : « Oui, avec le Cameroun. Cela fait 11 ans que je suis avec la sélection. J’y tiens, oui. C’est une fierté de représenter son pays. En 2022, j’espère être à la CAN, pour ma 4e participation. Je ne l’ai loupée qu’en 2016. »

• EVO : Cette saison va être difficile et excitante. Ce 3e match à Cournon d’Auvergne sera compliqué, comme les autres…

C.N. : « On savait que la poule Elite est un championnat homogène avec tous les week-ends des gros matches qui se jouent sur des détails entrent des équipes qui se valent. Ce sera l’équipe qui gèrera le mieux son match qui le gagnera. Il est impossible de faire le moindre pronostic en poule Elite. C’est ça qui rend ce championnat attractif, palpitant, passionnant. »

• EVO : Quelles sont tes objectifs avec l’Elite Val d’Oise Handball ? Il y a le discours des dirigeants et du staff, prudent. Et celui des joueurs qui veulent foncer ?

C.N. : « Moi, je n’aime pas me projeter. Je préfère vivre match après match. Pour une première saison en poule Elite, terminer dans le top 3-4, ce serait pas mal. Et si on peut plus… on ira ! »

• EVO : Tu vas avoir 34 ans en fin d’année. Tu as encore combien d’années de contrat avec l’Elite ? Tu aimerais prolonger ?

C.N. : « Il me reste un an. J’aimerais prolonger, cela va dépendre de ce que veut faire le staff avec moi. Je suis prêt à m’inscrire dans le projet, j’aimerais ! Mais cela va dépendre de mes performances cette saison. Pourquoi pas rester et continuer ce challenge dans ce club ambitieux. C’est un endroit parfait pour moi pour continuer à travailler. »

• EVO : Tu te donnes combien d’années encore dans le Hand ?

C.N. : « Moi, tant que j’aurai la grinta, l’envie sur le terrain, je continuerai. Un gardien peut s’arrêter entre 38 et 40 ans. C’est le délai que je me donne pour continuer et essayer de performer encore ! »

Interview : Frédéric Thoos (EVO)

Photos : Mathilde Plotton et Martine Riche (EVO), Fred Dewally (Annecy CSAV Handball)

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